Son entourage le pense « normal », mais au fond de lui, il se sent profondement seul… Après "Le Mari de mon frère", découvrez le nouveau chef d'oeuvre de Gengoroh Tagame !

Sora est lycéen, et il aime en secret Kenta, son camarade de classe. Même à Nao, son amie d’enfance, il n’a jamais avoué qu’il est gay. Pourtant, quand un jour en classe, à force d’entendre les blagues homophobes des autres garçons, il ne supporte plus le poids du secret, il décide de sécher les cours…

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Commentaires

Bertrand le 28 06 2020 12:28

J’adore ce Tagame. Néanmoins, quelque chose me gêne beaucoup au niveau de la traduction : on n’avoue pas son homosexualité, on la révèle. Les homosexuels ne sont pas coupables de ce qu’ils sont.

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SHKareshi le 28 06 2020 18:25

Merci pour votre commentaire.

Pour essayer de répondre, nous voudrions préciser que la langue évolue constamment, et que le mot « avouer » s’utilise aujourd’hui dans de nombreux contextes, qui ne révèlent pas forcément d’une culpabilité. On « avoue des sentiments », de manière générale, y compris dans un cadre hétéro. Les jeunes disent aussi souvent « j’avoue… » pour acquiescer / dire qu’ils partagent le même avis que ce qui vient d’être dit. Le terme nous semble donc très « libéré »  de cette notion de culpabilité.

Le Robert donne d’ailleurs comme définition pour avouer : « Reconnaître qu'une chose est ou n'est pas ; reconnaître pour vrai (surtout des choses difficiles à révéler, par honte, pudeur). ». Et il est bien question de pudeur, potentiellement de honte (homophobie internalisée, etc… ces questions seront évoqués plus tard entre le Patron et Sora).

Pour autant, à l’inverse, la définition du Larousse reste très ancrée dans la notion de culpabilité, et l’homosexualité reste pénalisée dans de nombreux pays. Nous comprenons donc parfaitement que ce terme puisse ne pas être approprié. Dans le cas de réimpression, nous corrigerons les passages où ça sera nécessaire, et nous redoublerons de vigilance pour les tomes suivants.

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Bertrand le 28 06 2020 21:23

Merci pour votre réponse.
Je pense vraiment que dans le milieu LGBTQ+, on préfère dire révéler son homosexualité que l’avouer.
Mais je tiens vraiment à vous remercier pour votre ouverture, que ce soit le mari de mon frère, éclats d’âme... l’adolescent que j’ai été aurait adoré lire ces mangas et cela l’aurait grandement aidé à s’accepter; et c’est pour cela que je me suis permis cette remarque ˆˆ. Donc avant tout : MERCI.
Je suis chapitre par chapitre numériquement (et je m’offre en papier) our colorful days. C’est une bonne idée de le proposer en feuilleton. Reste-il beaucoup d’épisodes ?

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SHKareshi le 29 06 2020 18:16

On espère vraiment que les ouvrages qu'on publie peuvent aider les gens, et notemment les plus jeunes. Merci pour vos encouragements! 

En tout cas, si vous êtes à jour dans les chapitres numérique… hélas, il n'en reste plus que deux. Snif snif, ils nous manquent déjà, ces trois-là…

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Patrick le 12 09 2020 09:54

Bonjour et excusez moi d'intervenir dans votre discussion mais je trouve personnellement que le mot avouer est plus juste.
D'accord, on se révèle à soi même, être homosexuel, transgenre, bi.... C'est à dire que, comme on peut voir se révéler une image dans le bac de développement, lorsque l'on fait de la photographie, on découvre sa propre image, sa propre identité en grandissant. On ne l'a révèle pas au monde. Par contre on se confronte à la "normalité" de ce dit monde.
Quand on révèle un secret, une histoire, c'est généralement dans la dimension publique : on révèle un secret sur tel personnage ou sur telle affaire, connus de tous.
Avouer, dans le contexte présent comme dans son emploi commun, hors juridique, est une révélation intime que l'on fait à quelqu'un en qui on sait que l'on peut faire confiance, ou en qui on espère pourvoir faire confiance. Il y a souvent une part de doute quand à la réaction de l'autre. "Il faut que je t'avoue quelque chose, je suis homo"
Et en général, c'est avec une boule au ventre parce qu'il y a confrontation avec la norme et qu'on ne peut savoir à l'avance jusqu'où son interlocuteur(trice) est détaché de cette norme. Annoncer son identité sexuelle est généralement un moment difficile, souvent même traumatisant.
C'est peut-être très personnel comme point de vue, mais révéler son homosexualité reviendrait à dire que l'homosexualité est parfaitement admise, banale dans notre société. Or, vivant dans un environnement provincial, dans une petite ville loin de la capitale, je ne peux que constater que l'homosexualité n'est pas banal et que d'en parler c'est toujours un peu passer au tribunal. J'ai même l'impression parfois que c'est plus difficile d'en parler aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
Mais dans l'idéal, je suis d'accord avec vous, on devrait révéler son homosexualité voir mieux, ne même pas à avoir à se justifier de son attirance sexuelle, car tenant du détail des plus banal.
Merci de votre compréhension.

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